Deuxième vague : délester peu, délester mieux

À moins que nous réussissions collectivement à briser rapidement cette deuxième vague de COVID-19, le gouvernement devra envisager à nouveau le délestage de certaines activités afin de pouvoir réaffecter le personnel vers les endroits névralgiques, et ce, bien que les ministres Christian Dubé et Lionel Carmant aient déclaré vouloir maintenir tous les services à la population.

Élections américaines : le racisme, arme politique

Suivre la politique américaine a de quoi donner le tournis. Vu d’ici, on peine à comprendre comment un personnage tel que Donald Trump a pu devenir président des États-Unis! Il est raciste, violent, misogyne, arrogant, menteur, incohérent… La liste des qualificatifs négatifs est longue. Au Québec, neuf électeur·rice·s sur dix affirment qu’ils ou elles ne voteraient pas pour cet hurluberlu.

Le droit à une psychothérapie

La pandémie a sans aucun doute un impact sur notre bien-être psychologique. Beaucoup vivent avec la crainte d’être contaminés ou de contaminer leurs proches. Le niveau de stress et l’isolement augmentent avec les limitations imposées sur nos activités quotidiennes. Pour plusieurs raisons personnelles telles que l’épuisement ou la colère, certains renoncent à respecter les consignes du gouvernement.

Une relance économique sourde et aveugle

Après tous les sacrifices consentis par la population pour limiter les effets de la pandémie, après la confiance que les Québécois·es ont mis dans leur gouvernement en suivant ses directives malgré les nombreuses contraintes imposées à leur liberté, après toutes les réflexions que cette situation exceptionnelle a inspirées et tous les constats appelant des changements d’envergure dans nos façons de faire, c’est vraiment consternant qu’on nous propose une sortie de crise aussi peu inspirée.

Repenser le travail en temps de pandémie

Le 13 mars dernier nos vies ont été transformées du jour au lendemain. Notre réalité professionnelle a été chamboulée, la conciliation famille-travail mise à l’épreuve et notre vie sociale mise de côté. La transformation de l’organisation du travail s’est imposée comme notre nouveau défi quotidien. Peut-on espérer des changements positifs durables?

Détresse psychologique : qui prendra soin du personnel des services essentiels?

En mars dernier, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a pris les grands moyens pour faire face à la pandémie. Si l’intention était noble, le prix à payer risque d’être élevé. En modifiant les conventions collectives des personnes salariées du réseau de la santé et des services sociaux (RSSS), elle a donné d’énormes pouvoirs aux gestionnaires afin de pallier la pénurie de main-d’œuvre qui sévissait déjà depuis trop longtemps dans les établissements. Une carte blanche utilisée pratiquement sans garde-fou contre les dérives possibles de l’application de ces mesures dans les «mastodontes bureaucratiques» que sont nos centres intégrés (CISSS et CIUSSS).

Déconfiner la maltraitance

Le 30 avril marque un triste anniversaire. L’an dernier, le Québec était secoué par le décès d’une fillette suivie par les services de la protection de la jeunesse à Granby.

Le ressac

Dès le 21 mars, dans l’urgence de la crise, le gouvernement Legault a décidé de délester certaines activités pour pouvoir relocaliser rapidement le personnel vers les points chauds si nécessaire. Nombre de technicien·ne·s et de professionnel·le·s de la santé et des services sociaux ont ainsi réduit leurs activités, parfois de manière abrupte, délaissant une partie des personnes auxquelles ils et elles procuraient des soins et des services.

Femmes au front!

Nous sommes en guerre contre un ennemi invisible. Depuis que le gouvernement a déclaré l’état d’urgence sanitaire, l’ensemble du réseau de la santé et des services sociaux est sur le pied de guerre. On rappelle nos vétérantes et on conscrit les troupes en suspendant certains de leurs droits afin de pouvoir les déplacer aux endroits névralgiques d’un bout à l’autre d’une région, peu importe sa grandeur.

Ensemble nous pouvons agir contre les mauvaises conditions de travail

Est-ce le mépris systémique de nos dirigeants envers un travail accompli majoritairement par des femmes qui explique le retard de plus de 20 % des salaires du personnel des réseaux de l’éducation et de la santé et des services sociaux par rapport à ceux des autres organismes du secteur public, où les hommes sont majoritaires, et ce, malgré des niveaux de compétence comparables? Peut-être.