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Édito

Rien de plus que ce que nous méritons

Rien de plus que ce que nous méritons

L’APTS et la FIQ, partenaires en vue des prochaines négociations du secteur public, ont réagi d’une même voix à des propos malvenus tenus récemment par le premier ministre François Legault.

Alors que nos demandes syndicales ne sont même pas encore déposées, le premier ministre prêtait aux syndicats l’intention de vouloir s’emparer des surplus dans leur propre intérêt, au détriment de l’ensemble des Québécois·es. Surprenante affirmation quand on sait qu’il entend, pour sa part, les utiliser pour réaliser les promesses électorales de son parti, élu avec 37 % des votes.

Dans une lettre ouverte parue dans les journaux autour du 21 septembre, la présidente de la FIQ, Nancy Bédard, et moi-même avons tenu à rappeler que, quoi qu’en dise M. Legault, nos organisations ne représentent pas leurs propres intérêts dans ces négociations, mais ceux de 131 000 personnes professionnelles et techniciennes qui portent à bout de bras le réseau de la santé et des services sociaux pour offrir des soins et des services de qualité à l’ensemble de leurs concitoyen·ne·s. Ces soins et services sont appréciés par la population, qui sait reconnaître la valeur et le mérite de leur travail.

D’ailleurs, si le réseau s’attire encore autant de confiance, c’est en grande partie à ce personnel compétent et dévoué qu’on le doit. Nos membres ont payé très cher les mesures d’austérité que les gouvernements successifs leur ont enfoncées dans la gorge ces dernières années. L’austérité s’est faite sur leur dos : compressions budgétaires, surcharge de travail, temps supplémentaire obligatoire, pénurie de personnel, etc. M. Legault n’est-il donc pas informé que le niveau de vie des travailleur·euse·s du réseau stagne, que leurs conditions de travail se détériorent et que les absences pour maladie se multiplient?

C’est d’ailleurs ce contexte éprouvant qui explique le choix du thème de ces négociations : «Travailler à se rendre malade, c’est terminé!».

Un message porté par 131 000 voix

Nous tenions le 10 septembre dernier au Palais de congrès de Montréal une première assemblée réunissant les délégations de l’APTS et de la FIQ pour lancer officiellement l’alliance de nos deux organisations en vue des négociations.

Ce que nous réclamons, c’est une juste reconnaissance du rôle essentiel que jouent nos membres dans le réseau. Et cette lutte que nous menons pour l’obtention de meilleures conditions salariales et de travail vise également à fournir à nos membres les moyens d’offrir des soins de qualité, sécuritaires et accessibles, à la population.

Ce même premier ministre qui protège aujourd’hui si farouchement ses surplus reconnaissait dans son discours du trône, il y a un an, que les employé·e·s du réseau avaient été durement éprouvé·e·s et que son gouvernement comptait «améliorer concrètement la situation». Ses récentes déclarations portent un tout autre message. Elles ne placent pas les parties dans une dynamique de négociation constructive. D’où l’importance de notre mise au point. Nos organisations syndicales n’entendent pas s’emparer du trésor public! Elles demandent cependant de négocier en bonne et due forme, comme le prévoient les règles et les pratiques d’usage. Elles demandent surtout que l’exercice se fasse sous le signe de la bonne foi.

Nous invitons donc le premier ministre à une plus grande retenue dans ses propos et à ne pas court-circuiter la négociation. Par respect pour les Québécois·es qui travaillent dans le réseau et qui veulent non seulement améliorer leur sort, mais aussi contribuer à un meilleur système de santé et de services sociaux.

 

Pour suivre la négo, rendez-vous sur negoapts.com

PAR CAROLLE DUBÉ | 21 juin 2019

Aucun commentaire

  1. sofia sur 1 octobre 2019 à 12 h 31 min

    tout à fait!

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