Que la force soit avec nous

Que la force soit avec nous

En clôturant récemment un conseil général qui réunissait en Zoom quelque 175 personnes représentant vos unités syndicales, j’ai spontanément parlé de ma grande fille atteinte de dyspraxie, que les aléas de la COVID-19 ont ramenée à la maison familiale.

Loin d’être encombrée de sa présence malgré un agenda plus que chargé, j’ai trouvé à son contact quotidien une source d’inspiration et de bienveillance, un modèle de résilience et de courage.

Avec son cœur pur qui détecte tout de suite le faux et le superflu, ma fille me rappelle tous les jours les motifs de mon engagement : soutenir le travail de ceux et celles qui dédient leur énergie, leur savoir et leurs compétences à la santé et au bien-être de leurs concitoyen·ne·s. Le moins que l’on puisse faire pour prendre soin de vous comme vous prenez soin des autres c’est de vous protéger des abus et de l’iniquité, et de réclamer pour vous respect et reconnaissance.

Vous avez relevé un nombre incroyable de défis depuis le début de la terrible crise sanitaire que nous traversons. Les occasions de défendre vos intérêts n’ont pas manqué, que ce soit au sein de vos établissements, lors de commissions parlementaires sur des projets de loi, de rencontres avec des ministres ou avec des fonctionnaires des ministères ou encore dans le cadre des négociations nationales. Je tire chaque fois une grande fierté de vous représenter et mon indignation devant le traitement inéquitable qu’on vous réserve n’en est que plus sincère.

Que notre gouvernement ne prenne pas la mesure de votre valeur me sidère. Que ce soit dans les laboratoires, en imagerie médicale, en nutrition, en réadaptation, en santé publique, en santé mentale, dans les centres jeunesse, les soins à domicile et les interventions psychosociales, partout, votre apport a été vital au cours de cette annus horribilis.

Refuser de vous accorder la même considération que celle qui a été consentie à d’autres catégories d’emplois est inadmissible.


Les membres de l’APTS en contact avec des personnes possiblement contaminées ont droit à la prime de 8 % ou à la prime de rétention de 1 000 $ accordée en milieu hospitalier, c’est une question de justice et d’équité.

Après un an de négociation, considérant toute la bonne foi que nous avons démontrée, il est plus que temps que le gouvernement cesse d’étirer indûment le processus et confie à son équipe de négociation le mandat de régler.

Je vous invite à vous tenir au courant des développements à la table de négociation en consultant nos publications en ligne et à répondre aux appels à la mobilisation de votre équipe locale. Nous formons un vaste réseau de personnes de bonne volonté − 60 000 têtes et autant de cœurs, unis, c’est tout un levier! − dont les voix réunies ont le pouvoir de résonner fort à la table de négociation.

En terminant, je sais que pour beaucoup d’entre vous cette période des fêtes sera exténuante. Avec l’augmentation du nombre de cas de COVID-19 que connaît le Québec, il n’y aura aucun répit. Nos pensées − et nos actions − vous accompagnent.

Malgré tous les défis que comporte cette période qui n’a rien d’ordinaire, ne l’oublions pas, je vous souhaite de pouvoir passer du temps avec ceux et celles qui comptent pour vous, virtuellement autant que possible ou à tout le moins dans le respect des mesures sanitaires. Réchauffez votre cœur auprès des personnes qui, comme ma fille chérie, vous veulent du bien.

Rédaction : Andrée Poirier, présidente | 18 décembre 2020

2 commentaires

  1. LIsanne Rhéaume sur 17 décembre 2020 à 18 h 55 min

    Merci de parler pour nous. Merci de votre soutien. Merci de croire en nous. Votre action est aussi indispensable que la mienne.

  2. Annie Charland sur 18 décembre 2020 à 21 h 57 min

    Merci de votre implication. Merci pour notre visibilité de plus en plus présente. Merci pour tout et on célébrera notre reconnaissance sous peu!

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